Badaboum (partition)

Elle se lève à l’ouest en se prenant les murs / Le sourire du soleil qu’elle reçoit comme une injure / Elle fait tout pour se plaire que rien ne la dérange / Mais qui se fait tout miel les mouches un jour le mangent / Derrière son sourire et son front si droit / Sa grimace la fait se tordre à angle droit / Le pas boiteux de ces gens soupçonnés d’enthousiasme douteux.

R// J’suis badaboum…

Elle fait partie de ces gens qui ne se pensent qu’utiles / Qu’objets de tout regard quand ils sauvent l’imbécile heureux de son sort de crétin / Qui l’encombre de rêves et de beaux lendemains / Elle est là pour lui dire “regarde devant toi, tout ce qu’il te reste à faire, te réjouis pas, cesse d’être fier, de plus regarder derrière c’est là qu’on avance plus”.

R//

Indispensable à la bonne tournure de notre terre / Sans qui sans elle sans rien tout irait de travers / En sauveuse le super héros le rôle le plus facile le rôle le plus beau / Alors seulement les enlisés jusqu’aux genoux dans cette terre / Seulement les sans-espoirs valent qu’on s’y affaire / Adorer les paumés les poisseux / On n’aime pas les gens heureux

R//

 

Parfois on recule (partition)

J’veux pas savoir j’veux pas connaître la suite / La fin de l’histoire ne m’intéresse pas, me panique / Pourquoi ce qui paraît ordinaire a des allures d’équilibre précaire ? / Aux sempiternels “que choisir ? que faire ?”  / Le silence qui s’en suit me désespère.

J’veux pas savoir j’veux pas connaître la suite / Merci mais l’issue n’est pas ce qui m’excite / Se convaincre des choses puis de leur contraire / Aller se paumer, comment satisfaire ce besoin du toujours plus, toujours plus vert / Un jour à l’endroit l’autre à l’envers.

R// Parfois on recule / la peur de l’échec ou celle du ridicule / Parfois on recule / de peur que les choses basculent / On recule

J’veux pas savoir, pas qu’on m’explique / que ce déroulement suit la logique / Qu’il faut que la transition opère / un peu d’patience y’a rien d’autre à faire / Que plus tu freineras des quatre fers et plus tu en feras un enfer.

R//

J’veux pas savoir j’veux pas connaître la suite / Mais soit je m’arrête / Soit je m’implique / On voudrait bien qu’il arrive quelque chose / Se résoudre à des fins même à l’apothéose / Casser la routine pour que la roue tourne / pas rater le tir et repartir pour un tour / Casser la routine pour que la roue tourne / pas rater le tir et repartir pour un tour…

R//

 

Jusqu’où petite (partition)

Ce petit truc imprévu / qu’était pas attendu / Ce petit truc qui s’installe / Ce petit truc qui grandit trop mal / Ce petit truc qui t’attend / Ce petit truc qui se loge / Ce petit truc indécent / Ce petit truc qui t’encombre un poil / Ce petit truc qui germe / Ce petit truc qui te fout la gerbe / Ce petit truc qu’il faudra / ôter du dedans de toi tant bien que mal

R// Jusqu’où petite / tu repousses les limites / du « ce qui ne tue pas » / ne rend pas comme tu crois / plus forte à chaque fois

Ce petit truc qui t’isole / Ce petit truc et rien que toi / Ce petit truc camisole / Ce petit truc qui te parle tout bas / Ce petit truc qui te laisse / plus fatiguée plus en détresse / Ce petit truc qui te hante / Ce petit truc qui t’éventrera / Ce petit truc endormi / ce petit cœur qui bat aussi / Ce petit truc mérité / Ce petit truc c’est bien fait pour toi

R//

Ce petit truc que tu rends / Ce petit truc que tu perds / Ce petit truc que t’oublies / Ce petit truc que t’enfouies sous terre / Ce petit truc est parti / Ce petit truc s’en est allé / Ah qu’il était joli le joli joli mois de mai / Dis-moi si tu le digères…

R//

 

Si y’a personne (partition)

Les enfants des autres qui courent sur la plage / les ballons, les châteaux, les nouveaux paysages / la foule, les villes et les aires d’autoroute / la lumière qui rend beau, les poèmes à trois sous / ça sert à rien

Le rouge sur mes lèvres / le rouge que je bois / le travail et la fièvre que personne ne voit / ça sert à rien / ça sert à rien les hommes qui fabriquent des femmes / je préfère mes garçons et nos blagues à deux balles / les moments précieux certes ponctuels / les étoiles pour une fois que l’on voit dans le ciel / ça sert à rien

ça sert à rien l’euphorie et le rire des fous / faut se pincer la peau quand le rêve est trop doux / Dire qu’on savait plus comment faire pour partager / ni comment recevoir, mort de trouille et planqué / avec les siens

Et les bulles et les bals / les paillettes et les danses / nos costumes qui font foire et nos belles révérences / ça sert à rien / ça sert à rien de nous mettre ta plus jolie robe / d’avoir le cœur à la fête / optimale, optimum / si c’est pour rien / ça sert à rien les cimetières en novembre et en noir / ni les gens qu’on enterre qu’on va jamais revoir / ça sert à rien / si y’a personne

Bannir ce qui se répète / le refrain qui revient / reprendre du poil de la bête / la barre un peu plus loin / Les montagnes qu’on se fait / qu’on défait sans histoire / le refus du retour à la case du départ / ça sert à rien / De plus jamais faillir / heureux de trois fois rien / venir à bout des dragons / et plus lâcher les chiens / ça sert à rien / et les chiens qu’on retient / ça sert à rien
Si y’a personne

La réponse aux questions qui sont-ils ? et où vais-je ? / Les rayons du soleil le matin sur la neige / ça sert à rien / La petite lumière orange sur le mur, la chaleur / les quatre saisons qui passent collée au radiateur / collée au radiateur…

 

Vice & Vertu (partition)

Sur ou contre toi je ne bouge plus je ne bouge pas / Je regarde les ombres interrompues la mienne qui ne s’endort pas / J’entends ton sang qui tape au loin comme un indien l’oreille sur toi / Je voudrais dire mais rien ne vient / Je voudrais que tu m’demandes pourquoi.
Sur ou contre toi je ne bouge pas je ne bouge plus / Etrange mystère d’être soi soudain comme face à l’inconnu / Se sentir comme pris dans les phares ou dans l’effroi de la lumière crue / Et que si j’ose j’appuie sur pause pour rassembler vice & vertu.
Je ne reconnais pas ce geste léger de la veille / Si dérisoire hier & là prendre une ampleur irrationnelle / Je voudrais que tout s’arrête là que l’instant soit pendu au ciel / Juste avant cet au-delà avant le but universel.

R// Juste une minute encore
Avant qu’il n’y en ait plus
Que disait-on alors
“Rien, tu t’étais tue”

Je prie paupières baissées les yeux fermés comme on implore / Petite prière sur le pêché sur l’empêchée qui se fait du tort / A l’expression, à l’abandon, je prie je jure & je déplore / Qu’on pleurera plus sans raison, à la fin de l’envoi je dors.
Le rêve casse la réalité, transforme tout en château fort / En tour imprenable & butée comme si c’était nous le trésor / La triste vérité c’est que dans le fond tout le monde s’ignore / Nous serions métamorphosés si l’on osait quelques efforts.

Les perdants ont peur des records mais on aimerait bien savoir / Combien avant, quel est le score au compteur “post verres au comptoir” / Certes inutile, certes certes, certes imbécile de notre part / Que notre audace est minuscule ? Besoin de personne pour le voir.
On cherche à se compromettre auprès du danger mais c’est un leurre / Le devoir aux belles prouesses a mis péril en la demeure /
M’attendras-tu me trouveras-tu serais-je assez à la hauteur ? / Si tu vas voir ailleurs peut-être verras-tu combien c’est meilleur.

R//

Qu’il peut faire froid dans nos bouches & qu’il peut faire froid dans nos bras / Car à la fin de quoi l’on touche si ce n’est pas le trépas / On danse sur les tables tout seul debout comme un fou maladroit / Nous nous sentons défaits en somme & faits pour personne à la fois.
Alors quand le peu d’attention que l’on nous accorde avec joie / Devient une sorte de “c’est beaucoup beaucoup trop d’bonheur pour moi” /
La course à la dignité, savoir si on le mérite ou pas / Je prends ça pour un hors sujet / S’il y a envoi moi je reçois.

 

Le Serment (partition)

Le serment tacite est beau d’apparence/ Mets tes gants si tu veux le soulever du silence / C’est comme dans ces rêves où tu pédales / Que tu cours comme un dingue et que t’avances pas d’un poil / Je braille au fond / Personne entend / Je ne veux pas qu’on m’entende d’ailleurs je veux crever dedans.

R// Excuse tu me fais mal / je veux pas dire mais tu me fais mal / je peux pas le dire exactement / je peux pas le dire selon le serment / la peur / t’as peur oui / de toi dans les miroirs et de mon ombre sur les trottoirs.

Tapi dans tous les coins là toujours / le petit serment au besoin se ferait passer pour de l’amour / J’ai juré tout craché l’enfer / Paraît que l’enfant ne sera pas privé de son dessert / si je suis sage et si j’ai l’air heureuse / Mais je ne suis pas dupe et je vois bien que mes joues se creusent.

R//

J’attends que ce truc te passe / Que ce truc te lâche / Que t’en prennes conscience avant que je me fâche / Je gère seule tout / Je m’en sors seule/ Et je garde au fond ma cassée de gueule / Le gosse qui dort qu’il ne faut pas que je réveille / Les coups de crosse et le haut de la marelle / Tamponnée “pas fragile” sur le paquet / L’emballage c’est rien dedans tout peut sauter.

R// J’aimerais que t’évites les miroirs / Quand tu me vois que tu changes de trottoir.

 

La Caillasse (partition)

Voilà ça y’est qu’elle se dit / à demi nue devant sa glace / et comment je pouvais encore hier me trouver belle et aujourd’hui avoir la gueule à l’envers / les cernes et puis le teint ternis / si je pouvais briser la glace / et faire de moi des confettis / je les lancerais en l’air / je convierais tous mes amis / à venir voir comme je me ramasse / mais dans la joie…

Voilà ça y’est qu’elle se dit / en se regardant les yeux en face / on dirait que c’est la dernière fois qu’on m’aura / mais cette fois-ci / je ne peux pas revenir en arrière / mes pas déjà se sont inscrits / si je pouvais gommer la trace / et dessiner une petite prairie / pour plus traîner la poussière / me faire une charmante compagnie / qu’aurait à cœur de me faire une place / et dans la joie…

R// Je donne à tout va je donne tout / Je donne à tout va je donne tout chaque fois / tout / mais qu’est-ce qu’il restera ? / Je donne à tout va je donne tout / Je donne à tout va je donne tout chaque fois / tout / mais qu’est-ce qu’il reste de moi…

Voilà ça y’est qu’elle se dit / les bras ballants la voix qui se casse en trémolos / sur la frontière entre l’enfer et le paradis / mon ange s’est foutu en l’air / brisées les ailes et les envies / c’est mon plus bel état de grâce / le plafond juste au-dessus du lit / alors on n’a plus rien à faire / qu’à refermer le livre ici / sauter pieds joints dans la caillasse / mais dans la joie…

R//

Voilà ça y’est qu’elle se dit / j’ai fait le tour / bien plus, hélas, que ce qu’il était nécessaire / pour avaler la tragédie / je l’ai encore en travers / et j’en ai encore le tournis / tout part en vrille dans mon espace / où les doigts se démultiplient / comme si j’avais vidé les verres de tous les comptoirs du pays / que j’avais j’avais bu la tasse / mais dans la joie…

R//

 

La Dispute (partition)

Tout est calme / la nuit est tombée / depuis longtemps déjà / même les rues se sont vidées / Le taxi les dépose devant l’immeuble éclairé / Elle compose le code / Il cherche son briquet…

Elle ouvre la porte et la brèche / Il allume sa clope et la mèche d’un boulet de canon / d’une ancienne discussion / qui revient sur le tapis quand la fatigue est sur le front…

D’abord le sourire chez les deux / Non sans humour ils se renvoient dans leur vingt-deux / Ils savent bien sûr qu’ils commencent un petit jeu / dont les règles fragiles peuvent le rendre dangereux…

Soudain cette comédie prend de l’ampleur / Dans sa gorge elle étouffe ses pleurs / Quand il parle il crache la plus profonde de ses rancœurs / Tout ce qu’il propose c’est cette phrase tout en douceur: “va vérifier dans les chiottes le dicton Pleure tu pisseras moins” / Puis la serre dans ses bras / l’arrêtant à mi-chemin / “Je m’excuse, je t’aime, arrête ce chagrin / tu sais bien que la bohème c’est parfois un temps de chien”…

Elle respire plus fort pour calmer son émoi / Se dit que d’accord ils vont pas tomber plus bas / Mais le mal est fait les excuses ne réparent pas / La blessure dessous la fait repartir au combat…

Les réflexions fusent et pour se défendre il prend d’assaut la cible facile / je veux parler de son ego / Ils s’engagent en tempête / sur un malheureux rafiot / Et de Bali ou de Balo / Qui tombe à l’eau déjà…

 

Mieux que moi (partition)

Je suis lamentable / J’ai l’air méprisable / Je ne vois pas plus loin que moi / Je ne pense pas à toi / Je ne suis pas de ces belles plantes / Je finis “truc qui plante” / J’assure pas un clou / J’ai trop besoin de temps et toi besoin de tout.

R// Mais me serre pas dans tes bras / quand t’as pas envie de moi / Je ne veux pas que tu me rassures / Je ne veux pas que tu mesures tes propos / t’es pas beau quand tu craches tes blessures / Va taper sur le dos d’une autre qui assure mieux que moi.

Je suis regrettable / J’ai l’air déplorable / Je ne donne pas je prends / Je ne fais pas j’attends / Qui veut le gros lot / C’est moi le cadeau / Paye tes erreurs / Mouchoirs / j’ai peur / j’attends mon sale quart d’heure.

R// Mais me serre pas dans tes bras…

 

Désolée pour le bordel (partition)

Tout est beau se range / Tout est bien ça nage dans le bonheur / Rien ne se mélange. Jamais rien ne change / c’est ça l’avantage / Pas de vague pas d’épi dans la frange.

Mais ça me fait flipper / l’étroitesse de vos rêves / oui ça me fait flipper / votre machine bien huilée / Je voudrais la rouiller.

Je sens que je vais partir / en vrille / dans les tours / Je sens que je vais partir / mais partir tout court.

R// Désolée pour le bordel / Désolée pour le retard / Désolée de me faire la belle de faire celle qui se fait rare / Désolée pour le bordel / Désolée si je m’égare / Si je fais faux bond faudra pas trop m’en vouloir.

Tout est beau ça glisse / Tout est bien ça casse pas des briques / Jamais ça s’excite. Rien ne pousse le vice / Rien ne dépasse / On ne se lasse pas c’est si pratique.

Mais ça me fait flipper / l’étroitesse de vos rêves / oui ça me fait flipper / votre immobilité / je voudrais vous secouer.

Je vais jeter un pavé dans la mare / faire des ronds / ricocher / Je vais me jeter dans la mare / avec le pavé à mon pied.

R//

 

Quand je serais une fille (partition)

Quand je serai une fille / Avec des jambes de gazelle sur talons aiguilles / Je lâcherai, je lâcherai mes béquilles / Je me lâcherai, me lâcherai dans le vide.

Quand je serai une fille / Avec de jolies jarretelles, avec de jolies pampilles / Je laisserai, je laisserai mes guenilles / Je me laisserai, me laisserai vivre mais…

R// En attendant que le temps décompte
Moi j’attends que le temps décante
Et je me raconte des contes
D’enfant

x2

 

Pas fragile (partition)

Parce qu’aujourd’hui des gens comptent bien plus que toi / que j’ai dû certainement les substituer à toi / parce que je n’ai jamais su comment me faire entendre / si je devais te forcer la main / ou juste te la tendre.

J’ai toujours entrepris de faire le premier pas / de venir te réveiller dans tes beaux draps / Je ne dormais jamais / écrasée par ton sommeil / du juste ou de l’injuste / ou seulement d’une oreille / Et je suis fatiguée de cette veille stérile / Je suis debout / Pas fragile.

R// Hier j’ai sorti mon corps tout lourd / je l’ai baladé dans la vie / je lui ai fait regarder tout autour voir comme le monde était joli.

Je ne dirais pas que tu m’impressionnes / mais que je ne sais pas trop comment tu fonctionnes / Tu me prends de bas / y’a qu’avec moi que tu penses “attention” / que tu prends tes précautions.

Et tu t’enfonces / tu deviens mou / t’es trop sucré t’as mauvais goût / Tu oublies toujours tout / tu ne te rappelles de rien / Tu mets des mouchoirs sur tout et des verrous pour rien / Et je suis fatiguée de cet acharnement futile / je reviens debout / Pas fragile.

R//

Et je te vois trembler / t’as peur tu transpires / On dirait qu’avec moi tu t’attends toujours au pire / Je suis la bombe A / la bombe à retardement / C’est fou le pouvoir que tu me donnes à cet instant / ça m’aurait fait sourire en d’autres circonstances / avec tes “tout va bien” / ta maudite prévenance / Tu aimes à faire l’autruche / et ce quoi qu’il m’en coûtera / L’absence à des vertus que ta présence ne connait pas.

R//

Parce qu’aujourd’hui des gens comptent bien plus que toi / que j’ai bien été forcée d’apprendre à faire sans toi / Je n’oublierai jamais pourtant le sang qui nous lie / mais ça ne fait pas de moi cette fille à ta merci / Je marcherai dès lors bien plus légère / J’avancerai sans remord sur tout ce que j’ai pu faire / sur ton pardon fragile / ton extinction de voix / Et un de ces matins peut-être je sonnerai chez toi.

 

Rapport à (partition)

Je parle du rapport à la mère à l’amour à la mort / Je parle de mon rapport au père au pire au départ / Je parle de mes frères du froid de mes freins / Je parle à qui veut bien que je parle à qui en a besoin / pour plus jamais être seule même si je me fourvoie / car en rentrant ce soir après ce cirque y’aura que moi.

Je parle des soirs où tu te couches et tu voudrais que ce soit le dernier / Je parle des matins où tu te lèves tu voudrais que ça s’arrête jamais / Je parle du mur qui se rapproche de celui que l’on construit / Je parle du rapport à l’espoir à nos doutes nos envies.

Je parle de tout ce qu’on remplit par peur du vide par dépendance / Je parle et ça on a compris pour essayer de trouver du sens / à tout ce qu’on choisit ou pas pris par l’urgence.

Je parle seule / Je parle pour rien / Je parle pour vous peut-être / Je parle en disant  ”je” j’ai rien trouvé de plus honnête.